Episode 28

23 décembre. 10h18.

Ces derniers jours n’ont été que fête, alcool et nourriture à foison. J’avais besoin d’oublier mais je suis en train de me noyer et il est urgent que je revienne aux sources.

Une seule chose à faire… La famille.

J’appelle ma maman d’amour et je me fais inviter. Ni une ni deux je pose une demi-journée et je file la retrouver.

12h47. Quand j’arrive, comme à son habitude, elle a préparé des mets délicieux en quantité suffisante pour nourrir des villes entières. Heureusement avec les restaurants et les repas de ces derniers jours, j’ai de l’entraînement. Je me pose sur le canapé où m’attend un plaid douillet et elle allume le poêle. J’ôte mes bottes et lui emprunte ses chaussettes peluche. Je me sens enfin bien.

Elle me sert un verre de sangria (sa passion depuis son dernier séjour en Espagne ) avec des vrais morceaux de fruits frais qu’elle a coupé elle-même et elle s’installe à côté de moi. Elle attend, elle sait que je vais parler. Que les mots vont se déverser tous seuls en un flot continu et un peu flou, comme un cours d’eau qui quitte parfois son lit car la fonte des neiges l’a gonflé plus que de coutume.

Et soudain le barrage se brise. Je lui parle de ma tristesse. De la vie, du travail. De la mort, de la mode. De mon Jules, des copines qui m’ont oubliée. C’est comme une hémorragie, les mots s’extraient de moi, trouvant la sortie sans effort mais également sans discipline. Je lui parle de projet, d’espoirs, de rêves. Je l’aime à ma façon et à la sienne, elle me réconforte avec des gâteaux, des caresses et des validations silencieuses de mes propos. Elle m’écoute pleurer et me serre fort. Longtemps, très longtemps.

17H02. Je me sens infiniment mieux. Requinquée. Nouvelle. J’embrasse très fort ma maman et je file. J’ai un autre arrêt à faire avant de rentrer.

J’appelle mon papa sur la route pour lui faire un bisou. Avec le kit mains-libres bien entendu.

17h51. J’arrive chez ma soeur.

Elle n’habite pas exactement « la porte à côté » et la première chose que je fais en entrant chez elle, c’est de m’excuser de ne pas lui avoir donné plus de nouvelles. Mëme si j’essaie et que l’on s’est vues en de tragiques circonstances il y a quelques jours, elle me manque quand même!

Ma soeur c’est un peu comme une maman en plus jeune. Pendant qu’elle discute de tout et de rien avec moi, elle réalise un gâteau, fais tourner une lessive et en étend une autre, prépare un goûter et donne à manger à son fils. Ah oui j’ai oublié de préciser, j’ai le neveu le plus merveilleux du monde. Sept mois à peine et c’est déjà un petit génie. Et en plus il est beau comme un ange tombé du ciel.

On s’amuse à se remémorer des souvenirs de nos jeunes années en regardant une vieille série qu’on regardait étant petites. On se gave de pop corn et on donne des morceaux de chocolat à mon neveu pour qu’il les goûte! Ahaha! Mon beau-frère rentre du travail, je l’embrasse et ne m’attarde pas, laissant derrière moi le merveilleux tableau de famille qui fait rêver toutes les jeunes filles.

21h. Je suis dans le canapé devant la télé, fatiguée mais pleine de bien-être et réconfortée. Je décide de m’octroyer un dernier plaisir. Je remplis ma baignoire d’eau chaude, y glisse bain moussant et sels de bains. J’allume des bougies, je me sers un verre de rouge. Je mets du « Adèle » en fond. J’envoie un message à mon amoureux qui ne tarde pas à me confirmer que je lui manque aussi…

Je soupire d’aise… I’m back!

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