Comment j’ai rencontré l’homme de ma vie à 31 ans…

Aujourd’hui j’écris un article particulier.  Rien à voir avec la mode, le style, les chaussures ou la morphologie. Après des siècles d’absence…pourquoi j’écris? Parce que j’ai rencontré l’homme de ma vie et que j’ai envie de partager ce sentiment merveilleux…!

Quand j’étais plus jeune, j’étais inconsciemment (ou sciemment d’ailleurs) attirée par le même type d’hommes que mon papa, comme toutes les filles je pense. J’ai fréquenté des garçons surs d’eux, sportifs, bricoleurs, sachant s’adapter aux situations difficiles, un brin macho, rassurant et protecteurs, mais aussi gentils, drôles, plein d’initiative, ambitieux.

J’ai fini par en trouver un qui était mieux que les autres à mes yeux, dans tous ces domaines. Alors je l’ai épousé. Avec le temps, nous avons formé des projets, acquis une maison, aménagé notre extérieur, fait des voyages, reçu nos amis et je pensais que nous avions tout pour être heureux. On « profitait » à fond.

Un jour on a décidé d’avoir un enfant, on estimait « être prêts », on pensait qu’un bébé était la concretisation de notre couple, la suite normale.

Puis ce petit être a mis longtemps à venir. Les mois ont passé. Les questions ont commencé à affluer… On était mariés, installés, qu’attendait-on ? Au départ on a nié (« on n’est pas pressés! ») puis on a avoué à demi–mot (« on y pense ça viendra quand ça voudra. ) et enfin, agacés, on s’est justifiés (« ça n’arrive pas… nous pensons à consulter »). Là nous avons subi les conseils de notre entourage.

Pendant ce temps, personne ne savait…personne ne voyait. Compter les jours, en parler sans cesse, les retards de règles, les tests négatifs, l’attente interminable. Faire toujours bonne figure, sourire.

Enfin un jour, lorsque le moment est venu peut-être, comme une surprise il y a eu un test avec la fameuse deuxième barre rose. Quelques jours à peine avant d’attaquer un nouveau travail, longtemps attendu, plein de responsabilités et de challenges. Ce test n’étant pas tranché, il fut suivi d’un deuxième, puis d’un troisième. Cette fois c’était vrai. J’étais enceinte.

Je suis une fille gentille, je vais appuyer sur le bouton « avance rapide », je vous raconterai ma grossesse une prochaine fois. Ce qu’il faut savoir c’est qu’à la seconde où j’ai réalisé qu’à mon tour je portais la vie… quelque chose en moi a changé. J’ai senti ce petit être bouger, évoluer, prendre forme. Et déjà je commençais à l’aimer.

Je vais vous passer également l’accouchement. Je me contenterais de vous renvoyer au sketch de Florence Foresti. La clause de confidentialité m’empêche d’en dire trop. J’ai lutté, j’ai souffert, j’ai cru mourir. Et en une fraction de seconde, il était là. Le travail des sage-femmes fut extraordinaire. On me l’a posé sur moi. Et ma vie a changé.

Je suis instantanément tombée folle amoureuse. D’un amour profond que je ne connaissais pas. J’ai vu de petits yeux me regarder, ses minuscules petits doigts se serrer, sa poitrine se soulever au rythme de sa respiration. J’avais très envie de pleurer. Mais à la place je souriais, d’un sourire béat, niais, large. Il était contre moi, j’en avais la responsabilité. Je savais qu’à partir de cette seconde j’étais devenue une maman, pour toujours, sans une seconde de répit. Plus tard cette responsabilité me ferait un peu peur. Mais à ce moment là, la seule chose qui comptait c’est que j’avais l’impression que mon coeur allait exploser. Comment pouvait-on aimer autant, en une fraction de seconde?

A ce moment là j’ai compris. J’ai su à quel point on imagine des choses toute sa vie mais qu’à la minute où on devient parent, tout prend un sens. C’est comme un nouveau monde qui s’ouvre. D’un coup, tout se met en place. Pire, j’ai même « compris » les autres, ses autres parents dont les problèmes m’effleuraient sans jamais me toucher.

J’avais mon fils sur moi et je lui ai donné le sein, parce que ma sage-femme (qui est une femme très sage en vérité!) me l’avait conseillé. Je n’avais pas prévu d’allaiter. Moi? j’ai investi des centaines d’euros dans des crèmes tout au long de ma grossesse pour éviter les vergetures (je pourrais vous en parler aussi j’ai tout essayé! avec succès heureusement) allais-je vouloir prendre le risque de voir ma jolie poitrine bien ferme s’affaisser? Pourquoi donc?

Alors me voici, à me rappeler les vidéos visionnées chez ma sage-femme, allant vers un allaitement de pure forme. « Il faut au moins lui transmettre le colostrum, c’est bon pour ses défenses immunitaires! » Cette phrase, tellement entendue, me trottait dans la tête. Et bébé a têté immédiatement ! J’ai su dès lors que j’étais perdue. J’allais allaiter. Qu’est-ce qui était plus naturel que mon bébé en train de tirer de moi le meilleur? Chaque femme vit ça différemment, c’est nos corps et allaiter ou non doit rester un choix personnel, que personne ne doit juger. Mais j’y suis allée…

J’étais épuisée, le travail avait duré très longtemps et je n’avais pas dormi. Seulement, une fois dans la chambre, impossible de fermer l’oeil. Je surveillais la respiration de mon bébé. A chaque fois qu’il gémissait, je sursautais. Je pensais : « que suis-je sensée faire? » et la seule chose dont j’étais capable c’était de le regarder et  de sentir mon coeur se gonfler, encore et encore, de cet amour inconditionnel dont la graine germait à peine, mais qui n’allait plus jamais cesser de grandir.

Dans les jours puis les semaines qui ont suivi (cela fera trois semaines de vie demain!), il y a eu les têtées, les pleurs, l’absence de sommeil, les couches, l’irritabilité due à la fatigue, l’inquiétude, les coliques, les questions, les conseils de tout le monde. Mais il y a eu des moments hors du temps. Comme bébé endormi sur le torse de papa, qui dormait tout aussi profondément. Comme surprendre son mari avec le regard flou de l’homme aussi fou d’amour, entourant son fils. Comme voir ses parents fiers de porter un nouveau petit-fils. Comme sentir son odeur quand il est contre vous. Comme ses petits yeux qui ne dépendent que de vous, quand il vous regarde et que vous savez qu’il vous voit.

Et juste pour tout ça, ça valait mille fois la peine.

Il y a eu aussi le soutien et l’affection des gens qui vous aiment. Et je suis reconnaissante, heureusement qu’on est pas seuls dans ces moments là. Simplement, même partager notre bonheur était un beau cadeau.

Le plus magique c’est que je n’arrête pas de penser « ce n’est que le début », tous les moments merveilleux restent encore à venir! Un enfant c’est un bonheur <3. C’est mon humble déclaration d’amour à mon fils. La première d’une longue liste j’en suis sure.

XoXo

Zeina

 

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